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Critique : "Coureur" de Kenneth Mercken

Les zombies aux vélos

Il y quelques mois seulement, le réalisateur Koen Mortier proposait Un Ange, récit des dernières heures tragiques d’un champion cycliste inspiré de la vie de Frank Vandenbroucke. Cette fois, Koen Mortier se contente de produire Coureur, qui nous replonge dans un univers aux thématiques similaires : celui, étonnamment sordide, du cyclisme européen. Cette fois, le réalisateur Kenneth Mercken s’inspire de son propre passé turbulent d’ancien espoir de ce sport décidément vecteur de nombreuses tragédies.

Coureur

Felix Vereecke (Niels Willaerts) a beau être un personnage fictif, Coureur est bel et bien l’autobiographie fantasmée du réalisateur. Le film décrit les rêves de gloire et le revers de la médaille de ce jeune coureur flamand, déterminé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour réussir, quelles que soient les conséquences pour sa santé et pour son entourage. Felix a grandi dans le milieu des courses cyclistes d’une ligue de vétérans dont son père Mathieu (Koen De Graeve) était la figure de proue. Gamin solitaire et peu bavard, Felix idolâtrait son père mais ce dernier n’était en fait qu’un sportif médiocre, verbalement abusif, avare en affection, qui gérait ses frustrations (son alcoolisme a mis fin à sa carrière) en rabaissant tous les membres de sa famille. Mathieu et Felix évoluent dans un milieu où l'alcool, la violence et les substances interdites sont leur quotidien. Depuis son plus jeune âge, Felix fait tout son possible pour gagner l’attention et le respect de Mathieu, en vain.

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