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Critique : "Etangs Noirs" de Pieter Dumoulin et Timeau De Keyser

Tous deux diplômés du KASK, l’un en art dramatique, l’autre en audiovisuel, Timeau De Keyser et Pieter Dumoulin ont déjà collaboré ensemble sur un premier court-métrage en 2016, De Reconstructie. Produit avec des clopinettes, tourné avec les habitants du quartier, leur premier long-métrage, Étangs noirs, est une sorte de petit météore, un film à la fois très modeste et très ambitieux. 

Qu’on ne s’y méprenne pas, il ne s’agit pas d’aller à Molenbeek. Non, on est à la Cité Modèle, à Laeken, conçu par l’architecte Renaat Braem, où les immeubles se font face. Tellement face qu’on peut se parler de l’un à l’autre, tellement face qu’ils sont interchangeables... Et que la vie pourrait s’y dissoudre à force d’indistinction.

Tout commence par un paquet mal adressé. Jimi le réceptionne mais il n’est pas pour lui. Il est pour l’appartement qui porte le même numéro que le sien, dans la tour en face. Jimi, qui a tout du garçon gentil qui ne fait pas de vagues, gentil et poli, va frapper à la bonne porte pour remettre le paquet. Mais personne ne répond. Commence alors une étrange enquête qui va, peu à peu, se transformer en véritable mission. De porte en porte, de cage d’escalier en couloir du métro, Jimi déambule à la recherche de la destinataire. Les voisins ouvrent parfois leurs portes, de nouvelles informations l’orientent. Il progresse à tâtons. Et plus le film avance, plus Jimi s’accroche à sa quête, incapable d’abandonner le précieux paquet à un autre voisin, flirtant avec les limites de la légalité, de plus en plus obsédé.

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