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Critique : "Happy End" de Michael Haneke

En optant pour un casting international, « Happy End » joue avec la diversité des langues, des accents, voire des rapports au langage – une diversité qui éclaire les rapports de force entre individus et entre classes sociales.

Reparti bredouille du dernier festival de Cannes, Happy End, le nouveau film de l’Autrichien Michael Haneke, sort dans les salles belges ce 11 octobre. Le titre est doublement trompeur, puisque le film est (principalement) joué en français et que l’atmosphère est, esthétique hanekienne oblige, tout sauf happy – pas même à la fin. Le réalisateur s’appuie une nouvelle fois sur ses fondamentaux : de longs plans fixes, la large part laissée au hors-champ et au non-dit, qui sollicitent toujours autant l’imagination du spectateur et alimentent les discussions. L’implicite ne devrait pourtant pas occulter ce qui est dit par les personnages, ni, surtout, la manière dont ils le disent. En optant pour un casting international, le réalisateur joue en effet avec la diversité des langues, des accents, voire des rapports au langage – une diversité qui éclaire les rapports de force entre individus et entre classes sociales.

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