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La sélection du mois de février 2015

L'année 2015 est désormais lancée, mais ce n'est pas pourtant qu'on se repose chez UniversCiné ! Pour cette deuxième sélection de l'année, nous vous proposons quelques films qui vous raviront sûrement autant que nous ! Au programme, le nouveau film de Bertrand Bonello sur Yves Saint-Laurent, 10 fois nominé aux César, un des films coups de coeur de l'année 2014 (Pride), le dernier film de Jean-Luc Godard, récompensé à Cannes, une comédie délirante avec Zach Galifianakis, un drame intense avec Mads Mikkelsen, une pépite de Guillermo Del Toro, et un des grands classiques du cinéma d'horreur américain. 

La nouveauté du mois : "Saint Laurent" de Bertrand Bonello

 Laurent

1967 - 1976. La rencontre de l'un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira intact. Présenté lors du dernier Festival de Cannes, le film de Bertrand Bonello avait fait sensation sur la croisette. Bonello contourne avec élégance le registre poussiéreux du biopic et livre un portrait en forme d’échantillon d’une époque haute en couleur; un film sublime sur le désir et la création. "Saint Laurent" sera par ailleurs le digne représentant de la France à la prochaine cérémonie des Oscars dans la catégorie "meilleur film en langue étrangère". Avec 10 nominations aux Césars, "Saint Laurent" est un des grands favoris de cette édition 2015.

 

Le Feel-good movie du mois : "Pride" de Matthew Warchus

 Pride

Eté 1984 - Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de leur marche à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d'un minibus pour aller remettre l'argent aux ouvriers en mains propres... "Pride" est un incroyable mélange d'humour et d'émotion dont le cinéma anglais a le secret. Ode à la tolérance, le film s'inscrit dans la tradition d'un cinéma anglais à la fois social et dynamique. Ne cherchez plus; Pride est le "Feel-good movie" pour bien commencer l'année !

 

L'OVNI du mois : "Adieu au langage" de Jean-Luc Godard

 Adieu

"Le propos est simple. Une femme mariée et un homme libre se rencontrent. Ils s'aiment, se disputent, les coups pleuvent. Un chien erre entre ville et campagne. Les saisons passent. L'homme et la femme se retrouvent. Le chien se trouve entre eux. L'autre est dans l'un. L'un est dans l'autre. Et ce sont les trois personnes. L'ancien mari fait tout exploser. Un deuxième film commence. Le même que le premier. Et pourtant pas. De l'espèce humaine on passe à la métaphore. Ca finira par des aboiements. Et des cris de bébé." Prix du Jury lors du dernier Festival de Cannes, "Adieu au langage" est un film tout à fait unique. Godard ne fait rien comme les autres et propose une expérience cinématographique déconcertante et bluffante. Du grand art !

 

La comédie décalée du mois : "Visioneers" de Jared Drake

 Visioneers

Le stress, c'est le quotidien des employés de la plus rentable des compagnies sur Terre : la Jeffers Corporation. George, simple employé, commence à développer ce que son médecin lui décrit comme étant les premiers symptômes du stress... Avant de jouer dans "The Hangover", Zach Galifianakis avait déjà quelques comédies mémorables à son actif dont "Visioneers", film d'anticipation loufoque qui lorgne du coté de l'univers de Franz Kafka, George Orwell ou encore Terry Gilliam. Un film touchant, sombre, à l'humour noir décalé et aux dialogues absurdes. Un monument d'ironie à ne pas rater!

 

Le drame du mois : "La chasse" de Thomas Vinterberg

 

Après un divorce difficile, Lucas, quarante ans, a trouvé une nouvelle petite amie, un nouveau travail et il s'applique à reconstruire sa relation avec Marcus, son fils adolescent. Mais quelque chose tourne mal. Presque rien. Une remarque en passant. Un mensonge fortuit. Et alors que la neige commence à tomber et que les lumières de Noël s'illuminent, le mensonge se répand comme un virus invisible. La stupeur et la méfiance se propagent et la petite communauté plonge dans l'hystérie collective, obligeant Lucas à se battre pour sauver sa vie et sa dignité. Avec "La Chasse", le danois Thomas Vinterberg signe un drame psychologique proche du thriller haletant, servi par le très charismatique Mads Mikkelsen, prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2012. Avec beaucoup d'intelligence, de finesse et d'émotion, le film ne tombe jamais dans le pathos facile. Un drame absolument bouleversant.

 

Le film de guerre horrifique du mois : "L'échine du diable" de Guillermo del Toro

 Echine

En Espagne, durant la guerre civile, Carlos, un garçon de douze ans dont le père est décédé, débarque à Santa Lucia, un établissement catholique pour orphelins. Il est remis au bons soins de Carmen, la directrice, et du professeur Casares. Mais il doit faire face à l'hostilité de ses camarades et de Jacinto, l'homme à tout faire. Par ailleurs, ce lieu hostile dissimule derrière ses murs deux secrets : l'or de la cause républicaine, et le fantôme d'un enfant qui hante le sous-sol. Carlos aperçoit dès la première nuit cet esprit errant et s'efforce de communiquer avec lui par tous les moyens. Le petit orphelin découvre très vite que ce spectre n'est autre que celui de Santi, un ancien pensionnaire de Santa Lucia disparu dans de mystérieuses circonstances... Avec "L'échine du diable", del Toro réussit à replacer intelligemment le cinéma de genre dans un contexte historique. Il installe un climat de cauchemar né d'un scénario qui, servi par d'excellents acteurs, mélange subtilement deux genres à priori opposés; le film d'épouvante et le film de guerre. Del Toro rééditera l'exploit par la suite, avec le cultissime Labyrinthe de Pan, également sur Universciné.

 

Le classique du mois : "Invasion of the Body Snatchers" de Don Siegel

 Body

Miles Bennell, médecin de la petite ville de Santa Mira, près de Los Angeles, s'aperçoit peu à peu que les habitants de cette petite ville tranquille se transforment en êtres dénués de toute émotion. Peu à peu, il découvre que des extraterrestres s'emparent pendant la nuit des corps de ses concitoyens... "Invasion of the Body Snatchers" est le véritable point culminant de la représentation cinématographique du sentiment de paranoïa qui régnait aux Etats-Unis durant les années noires du Maccarthysme. Près de 60 ans après sa sortie, l'atmosphère du film reste intact; il continue à étonner et à faire frissonner... A voir ou à revoir sur Universciné !