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La sélection du mois de juin 2014

Au mois de juin, entre le jour le plus long et l'arrivée officielle (enfin, on espère) de l'été, nous n'avons certes pas beaucoup d'efforts à fournir pour égayer votre quotidien, mais nous avons pourtant sorti nos plus belles cartouches : de l'adaptation de Shakespeare par un Avengers, les amours torturés d'un jeune québecois, les frasques robotiques de Park Chan-Wook puis le calme sur les cotes nippones, du sang et de la boue avec "Django" (pas encore unchained), du trip métaphysique au Chili et une visite du "Ça" de Dario Argento. Bon mois ciné à tous !

La nouveauté du mois : "Much ado about nothing" de Joss Whedon

Si le nom original ne remonte aucun souvenir dans votre mémoire, la traduction devrait en revanche évoquer quelque chose : "Beaucoup de bruit pour rien". Joss Whedon s'attaque à l'adaptation, quelques 400 ans après sa publication, de la pièce éponyme de William Shakespeare. Si on ne s'attend pas à cela venant du réalisateur de Buffy ou des Avengers, force est de constater que le résultat est plutôt étonnant et le challenge relevé.

 

La rêverie du mois : "Les Amours Imaginaires" de Xavier Dolan

Un an après la révélation cannoise de ce nouveau talent venu de Montréal, Xavier Dolan persiste et signe un nouveau film qui prouve que ce n'était ni la chance du débutant, ni une escroquerie. A 21 ans, le prodige québecois fait preuve d'une maturité et d'une dextérité à dénuder les bleus à l'âme et les douleurs exquises de l'amour.

 

Le film bizarre du mois : "Je suis un cyborg" de Park Chan-Wook

Après avoir bouclé sa trilogue de la vengeance, Park Chan-Wook avait, semble-t-il, des envies d'évasion et de légèreté. Certes, sous une forme complètement barrée et loufoque se cachent des thèmes avec une gravité certaine, mais nous sommes toutefois loin des atmosphères sourdes et torturées de ses précédents films. Park Chan-Wook sait se montrer enchanteur et malicieux tout en gardant cette touche de folie bien personnelle, offrant une joyeuse interlude dans sa filmographie.

 

La contemplation du mois : "L'ile nue" de Kaneto Shindô

Entre beauté et douleur, "L'Ile Nue" est sans conteste l'un des films les plus contemplatifs et aboutis du cinéma nippon. Avec une économie de moyen sans pareille (noir et blanc, absence de paroles, répétition des gestes), Kaneto Shindô parvient à refleter fond et forme, aussi épurés l'un que l'autre et tous deux d'une extraordinaire et inégalable harmonie.

 

Le western spaghetti du mois : "Django" de Sergio Corbucci

Loin de Sergio Leone et encore plus loin de Quentin Tarantino, en 1966, Sergio Corbucci présente "Django", une porte ouverte vers le western spaghetti pour s'initier au genre. Contrairement aux productions américaines de l'époque particulièrement soft (probablement à cause du code de la censure, que nous évoquions déjà ici), Corbucci n'y va pas à demi-mesure, fonce dans le tas (de boue) et offre un film à double tranchant.

 

Le film culte du mois : "La Montagne Sacrée" d'Alejandro Jodorowsky

Qu'écrire sur "La Montagne Sacrée" qui n'aurait été écrit, que dire sur Jodorowsky qui n'aurait été dit. Tout simplement que si vous ne connaissez ni l'oeuvre ni son auteur, remédiez vite à cela. Aussi, sinon, que si vous avez besoin de vacances ou d'évasion, offrez-vous le voyage le plus halluciné de toute l'histoire du cinéma, offrez-vous de l'art à l'état pur et escaladez les sommets de la montagne.

 

Le giallo du mois : "Suspiria" de Dario Argento

Avec "L'oiseau au plumage de cristal" en 1970, Dario Argento inaugure une descente dans le giallo, ce genre typiquement italien à la croisée du film policier, d'épouvante et érotique. Argento signe avec "Suspiria" l'une des pièces maîtresse du genre qui inspire encore de nombreux cinéastes, dont nos compatriotes Hélène Cattet et Bruno Forzani avec leur délicieux "Amer" ou "L'étrange couleur des larmes de ton corps", bientôt dispo chez nous !