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Streams Film Festival 2012

Le Streams Film Festival, le festival européen de cinéma en ligne a commencé ! Tous les deux jours pendant le mois de décembre, retrouvez ici un focus sur chacun des 14 films de la compétition.

Aujourd'hui : "One hundred mornings" de Conor Horgan, Irlande

Deux couples se cachent dans une maison de campagne lointaine pour échapper aux conséquences de l’effondrement de la société. Leurs relations se détériorent au fur et à mesure que leurs provisions déclinent et qu’ils doivent faire face aux outsiders affamés de plus en plus menaçants. Pour augmenter leurs chances de survie, ils doivent faire des choix qu’ils n’auraient jamais imaginés.

One Hundred Mornings est un drame post-apocalyptique financé par l’Irish Film Board’s Catalyst Project, spécialement conçu pour donner aux cinéastes débutants la possibilité de produire un long-métrage à petit budget. Filmé en 20 jours dans le Comté de Wicklow en Irlande pour un budget total de 275,000€

La campagne irlandaise version fin du monde n’a pas manqué de plaire aux festivals. En effet, lors de l’Irish Film and Television Awards de 2010, One Hundred Mornings a reçu un prix pour féliciter le directeur de la photographie. Deux autres festivals ont également salué le talent de Conor Horgan, notamment le Slamdance Film Festival, le Workbook Project et surtout l’Irish Film Festival de San Francisco qui lui a remis le prix du meilleur réalisateur.

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"D'amour et d'eau fraiche" de Isabelle Czajka, France

Julie Bataille, 23 ans, Bac +5, les petits boulots, elle n’en veut plus. Elle cherche un vrai travail. Lors d’un entretien d’embauche, elle croise Ben, qui lui a choisi de vivre au jour le jour d’expédients et de petits trafics. Il lui propose de venir passer l’été dans le Sud avec lui. Julie refuse, puis un jour, sur un coup de tête, plaque tout et part le rejoindre.

Anaïs Demoustier était déjà l’héroïne du premier film d’Isabelle Czajka: « L’Année suivante ». L’actrice et la réalisatrice rapportent qu’il a été dur de ne pas se référer au premier film car il était important d’éviter toutes similitudes avec L’année suivante, d’autant plus que D’amour et d’eau fraîche pourrait s’apparenter à la « suite » de L’Année suivante puisqu’Isabelle Czajka y aborde les mêmes thèmes : le travail précaire et la difficulté des jeunes à s’intégrer dans la société. Le titre du film fait référence à la réponse des parents pour qui on ne peut pas « vivre d’amour et d’eau fraiche » et évoque l’idéal fantasmé plutôt que la vie cloisonnée par les normes de la société.

D’amour et d’eau fraîche a été présenté aux Césars 2011, au Festival du Film de Cabourg, au My French Film Festival de 2012 et bien d’autres.

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"Berlin Télégram" de Leila Albayaty, Belgique

Leila est chanteuse et vit à Bruxelles. Lorsqu’Antoine la quitte pour une autre, elle décide de tout plaquer pour s’installer à Berlin. Avant de claquer définitivement la porte de son appartement, elle se filme un instant devant le miroir et se fait une promesse : un jour, pour se venger, elle enverra à Antoine les images de sa nouvelle vie. Les chemins se croisent et les yeux s’ouvrent au monde dans ce road movie musical et sensible.

Ce road movie made in Belgium sorti en 2012 a déjà flirté avec pas mal de grands festivals entre Montréal, Lisbonne, Buenos Aires ou encore Dubai, mais c’est au Festival International du Film de Genève qu’il remporte son premier prix. Nous ne pouvons qu’espérer que cet espoir belge continue sur sa lancée grâce à Streams !

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« Hotel Deutschland 2″ de Stefan Paul, Allemagne

1989, chute du mur de Berlin. Stefan Paul réalise « Hotel Deutschland », témoignage des effets de cet événement historique dans sa ville natale : Leipzig. 20 ans plus tard, Stefan Paul retourne dans l’ex-RDA et part à la découverte des différentes scènes culturelles en compagnie de Wolfgang Krause Rusk.

Après Hotel Deutschland, Stefan Paul a décidé de remettre le couvert avec Hotel Deutschland 2,sorti en 2011. Celui-ci a été présenté lors du Festival International du Documentaire d’Amsterdam (IDFA) ainsi qu’au Festival International du Film de Nyon. Hotel Deutschland désigne initialement un hôtel situé à Leipzig qui n’a de cesse de changer de nom depuis les années 30 : InterHotel en RDA, Mercure puis Radisson. C’est de cet hôtel que furent filmées les célèbres « manifestations du lundi » de Leipzig, élément essentiel du tournant pris par la RDA en 1989. Le slogan « Wir sind das Volk ! » (Nous sommes le peuple) a rassemblé des milliers de prostestants contre la politique de leur gouvernement. Partez à la rencontre d’artistes tels que les peintres Neo Rauch, Arno Rink, Hartwig Ebersbach, Thilo Baumgärtel, le chef d’orchestre Kurt Masur, la styliste Silke Wagler, le musicien Erwin Stache ou encore le réalisateur Win Wenders, qui livrent leurs impressions sur la vie dans l’ex-RDA, 20 ans après la chute du mur de Berlin.

 

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"All that remains" de Pierre-Adrian Irlé & Valentin Rotelli, Suisse

Quatre individus - liés par l’expérience commune d’une perte profondément personnelle - prennent la route à un carrefour de leur vie, dans l’espoir d’un nouveau départ. En voyage, leurs chemins se croisent, ce qui changera à jamais leur rapport à la fraternité, l’amitié et l’amour. Au Japon, Nakata quitte la perspective d’une existence passée derrière un bureau pour commencer la vie dont il rêve depuis sa jeunesse. En chemin, il rencontre Ellen, une jeune étrangère mystérieuse et attachante qui cherche à quitter Tokyo. Ensemble, ils voyagent en direction du sud-est vers les légendaires rochers d’Umikongo. De l’autre côté de l’océan, Ben, le frère d’Ellen, conduit vers le nord-ouest le long de la côte sauvage californienne. Il prend dans sa voiture Sara, une auto-stoppeuse en provenance de Las Vegas, pleine d’énergie et à la recherche d’une nouvelle vie après un mariage raté. Ensemble, ils font la route jusqu’aux falaises mystiques de Big Sur où Ben doit s’acquitter d’une mission. De part et d’autre de l’océan, une relation complexe entre des étrangers évolue. A mesure que la route défile, leurs destins s’unissent.

All That Remains a reçu un prix lors de son passage aux Quartz, celui de la « Meilleure interprétation féminine » qui souligne le talent d’Isabelle Caillat. Cependant, les acteurs ne sont pas les seuls à émouvoir les festivaliers : Pierre-Adrian Irlé et Valentin Rotelli  ont également reçu le prix de la meilleure musique lors du Festival International du Premier Film d’Annonay. Si vous n’avez pas eu la chance de voir le film, notamment lors de son passage au Festival International du Film Francophone de Namur, nous vous invitons à le découvrir pendant Streams !

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"Diamond Flash" de Carlos Velmut, Espagne

Violeta est prête à tout pour retrouver son enfant disparu. Elena garde un étrange secret. Lola veut régler ses dettes avec le passé. Juana a besoin de quelqu'un qui l'aime inconditionnellement et Enriqueta attend quelqu'un qui fait rire. Ces cinq femmes ont quelque chose en commun, elles sont toutes liées à Diamond Flash, un mystérieux personnage qui va changer leur vie à jamais.

Carlos Vermut a baladé son œuvre sur plusieurs festivals espagnols, en passant par la Catalogne, Madrid, Barcelone et Albacete. Streams vous offre dès lors l’occasion de nous dire ce que vous en pensez !

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"The Fatherless" de Marie Kreutzer, 2011, Autriche

Trois frères et sœurs, nés dans une coopérative de logement alternatif et élevés en partie ensemble, se retrouvent à l'occasion de la mort de leur père Hans. L'apparition inattendue de la fille d'Hans, Kyra, dont personne n'avait de nouvelles depuis plus de 20 ans, projette les frères et sœurs dans un voyage émouvant à travers leur enfance mutuelle.

The Fatherless se concentre sur le développement des personnages en tant qu’individus à part entière. Les informations sont révélées au compte goutte jusqu’à percer les mystères de l’enfance de ces frères et sœurs. Le film se penche sur les effets sociaux et émotionnels de l’éducation et comment l’atmosphère familiale peut modeler une personne, sur l’impact d’une éducation laxiste et permissive sur l’enfant qui devient adulte, sur une fratrie.

« Die Vaterlosen » (The Fatherless) est le premier long-métrage de fiction de Marie Kreutzer et a remporté la mention honorable du meilleur premier film au Berlin Film Festival de 2011 ainsi qu’un autre prix lors du Festival Diagonale de Graz. Le film marque clairement les débuts prometteurs de sa jeune réalisatrice qui signe une œuvre sensible sur un sujet aussi riche que difficile.

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Sensation de Tom Hall, Irlande

Donal, est un fermier à la libido exacerbée, qui devient obsédé par Kim, une escorte girl d’un certain âge. Cette relation naît comme un contrat entre un client et sa prostituée. Leur histoire se transforme en liaison amoureuse mais aussi en histoire d’affaires.

Dans Sensation, la prostitution est à mille lieues de Pretty Woman : elle n’a rien de glamour, elle traine même avec elle une assez de disgrâce que pour être assez plausible et réaliste. Avec un scénario bien ancré dans le réel, loin des clichés et des acteurs au jeu impeccable (Domhnall Gleeson n’est autre que le fils de Brendan), Sensation ne vous laissera pas indifférent.

Depuis la sortie du film, Tom Hall et son acteur ont déjà séjourné sur différents festivals : le Capital Irish Film Festival, Le Festival du Film de Toronto, le Galway Film Fleadh, et bien d’autres.  N’hésitez pas à nous donner votre avis !

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Entre nos mains de Mariana Otero, 2010, France

entre nos mains

Pour sauver leur emploi, des femmes décident de reprendre le pouvoir dans leur entreprise de lingerie en créant une coopérative. Au gré des épreuves et des rebondissements, elles découvrent avec bonheur et humour la force du collectif, de la solidarité et une nouvelle liberté.

Mariana Otero explique sa démarche : « Pendant des années, j’ai consacré mon travail de cinéaste à tenter de dresser un état des lieux de notre société. Sans commentaire, sans interview, sans discours, mais en racontant des histoires qui rendaient visible la complexité des situations et des enjeux. Avec Entre nos mains, je voulais porter mon regard sur une « utopie » qui se confronte au réel en racontant l’histoire de « gens » qui sont amenés très concrètement à remettre en question leur manière de vivre ou de travailler et à se penser ou se percevoir autrement, à travers d’autres pratiques”.

Le film a été tourné dans une entreprise de lingerie féminine située à proximité d’Orléans, constituée majoritairement de femmes. « Entre nos mains » est un « cinéma direct », autrement dit Mariana Otero est restée présente parmi les salariées par le biais de sa voix et ses questionnements. De cette manière, elle a fini par prendre une place à leur côté tant dans l’entreprise que dans le film. Cependant, malgré le fait que les couturières n’ont pas encore reçu de prix, elles ont tout de même été applaudies, ainsi que leur réalisatrice, par plusieurs festivals. Parmi ceux-ci : Les Césars de 2011, le Festival du film de Colcoa, le Festival international du premier film d’Annonay 2011, My French film festival 2012 et enfin, World Design Capital Helsinki 2012.

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Fils Unique de Miel Van Hoogenbemt

Fils Unique

Vincent vit seul avec sa fille Lucile et gagne sa vie en photographiant des mariages. Aujourd'hui, sa mère jubile : on vient enfin de lui trouver "son" cancer. Profitant du désarroi de Vincent, elle lui fait promettre d'héberger son vieux père. C'est l'affaire de quelques semaines, le temps de se remettre. Or, Vincent ne parle plus à son paternel depuis 10 ans. Se retrouver face à Tête d'Os, comme il l'appelle, signifie un retour dans la nuit de son enfance. Mais qu'est-ce que le « gentil » Vincent, pourrait refuser à sa mère ?

Le film de Miel Van Hoogenbemt est passé, entre 2011 et 2012, par le Canada, l’Allemagne et la France et même Chypre. Il a également séjourné à deux reprises sur notre plat pays depuis les Film Days (événement Cinévox) au Festival International du Film Francophone de Namur ainsi qu’au Festival International du Film d’Amour de Mons.

Produit par Entre Chien et Loup et avec le soutien de la fédération Wallonie/Bruxelles, Fils Unique réunit un casting impressionnant : Patrick Chesnais, Itsik Elbaz, Amir Ben Abdelmoumen et Laurent Capelluto du côté des hommes, Sophie Quinton, Anna Galiena, Désirée Nozbush, Fanny Valette et Tania Garbarski du côté féminin.Un film puissant qui vous prendra aux tripes et ne vous laissera pas indifférent.

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Sohnemänner, d’Ingo Haeb, 2011, Drame, Allemagne

Sohnemmaner

Uwe a l'impression qu'Hilda, sa grand-mère âgée de 83 ans placée dans une maison de retraite à Hambourg, n'est pas heureuse. Il décide alors de l'emmener avec lui pour vivre dans sa maison au cœur de la Forêt Noire avec son épouse. Seul problème : Edgar, le fils d'Hilda, n'est pas au courant de cette échappée. Lorsqu'il l'apprend, il décide de poursuivre les deux fugueurs...

Ce film a été présent au festival Das Deutschen Kinos Filmz à Mainz (2011) ainsi qu’au Festival du film d’Hamburg. « Ingo Heab réussit, avec Sohnemänner, à signer un film qui traite de la vieillesse à la fois hilarant et bourré d’émotions » (Focus Online)

 

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Nomad's Land, sur les traces de Nicolas Bouvier de Gaël Métroz, 2008, Documentaire, Suisse

Le jeune réalisateur suisse Gaël Métroz part seul, caméra au poing, sur les traces de l'écrivain Nicolas Bouvier. Il découvre que l'Orient n'est plus la terre insouciante des années 50 relatée dans L'Usage du Monde : Iran en crise, Pakistan agité par les violences tribales, talibans, guerre civile au Sri Lanka. Ce monde dont Bouvier avait l'usage semble avoir disparu sous le voile du temps. Déçu, le réalisateur quitte les grands axes tracés par la fameuse Topolino et poursuit par les chemins de traverse avec les nomades. En dessinant sa propre route, Gaël Métroz révèle la philosophie du voyage prônée par l'écrivain.

C’est paradoxalement en quittant la route de Nicolas que le réalisateur expérimente dans la chair la philosophie du voyage prônée par l’écrivain, et se laisse envoûter par le Moyen-Orient. Si les textes de Nicolas Bouvier sont résoluments littéraires, les confidences du voyageur en voix-off sont, elles, toutes de sang, d’instants, de ressenti et de réflexions.

Une ode à la lenteur et à la tolérance : grâce à son année de tournage, le réalisateur rapproche tous ces peuples que les médias ont trop tendance à éloigner.

Nomad’s Land : sur les traces de Nicolas Bouvier, est sans doute le film de notre festival qui a le plus voyagé : il a été présent sur environ 19 festivals, et n’est d’ailleurs pas revenu les mains vides avec pas moins de 6 prix par-delà le monde (San Francisco, Cuernavaca, Qinghai, Saint-Etienne, Eberswalde…)

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Perfect Stranger, de Toni Bestard, 2011, Drame/Comédie, Espagne

Dans The Perfect Stranger, Mark O'Reilly, un mystérieux voyageur arrive dans un petit village majorquin et s'installe discrètement dans un ancien commerce abandonné. Les voisins ne sont pas enthousiastes de la venue de Mark, car ils croient que Mark a l'intention de rouvrir le magasin et ainsi réanimer la ville. Mais Mark n'a pas l'intention d'ouvrir le magasin. Il ne veut même pas parler castillan. Ses intentions réelles sur l'île sont cachées derrière une vieille photo polaroïd...

« El perfecto desconocido » a séjourné sur plusieurs festivals et a été récompensé par quelques uns d’entre eux. Présenté en compétition officielle, il en a reçu le prix au Festival de Valladolid en 2011 et le prix du meilleur long métrage lors du Galway Film Fleadh. Et enfin, il a également été primé lors du Festival International de Tiburon en 2012.

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"Still Live" de Sebastian Meise, 2011, Drame, Autriche

Still Life

Un père paie des prostituées pour qu'elles se fassent passer pour sa propre fille. La saisissante révélation de son obsession secrète détruit le délicat tissu familial. Le fils se culpabilise et décide d'enquêter afin de savoir si son père est parvenu à concrétiser ses fantasmes tandis que sa sœur essaie de mettre de l'ordre dans ses propres souvenirs. En dépit de ses doutes, la réaction de la mère laisse très clairement entendre ce qu'elle en pense. Finalement, le père devra trouver comment faire face à sa honte et à ses sentiments de culpabilité.

Still Live parcourt différents festivals depuis sa sortie, en passant par Prague, Lisbonne, Montréal, San Francisco, Rotterdam et bien d’autres. Vous avez d’ailleurs peut-être eu la chance de le visionner lors de son passage en Belgique, lors du Brussel Film Festival dans le courant du mois de juin.

Sebastian Meise, qui a également réalisé 4 autres longs métrages (Prises de vues, Random, Dämonen, Outing), a d’ailleurs été récompensé par certains de ces festivals :

• Grand Diagonale Prize Feature - Best Austrian Feature Film, Diagonale 2012• Best Cinematography of a Feature Film to Gerald Kerkletz, Diagonale 2012

• Best Costume Design to Katharina Wöppermann, Diagonale 2012

• Thomas Pluch Script Prize 2012 - Appreciation Award Special Jury Mention - New Directors Competition, San Sebastian International Film Festival 2011

• Special Jury Mention - New Directors Competition, San Sebastian International Film Festival 2011

• Carl Mayer Script Prize - Main Prize 2007